Vers une répartition des tâches tenant compte des différents dons spirituels dans la FPMA, par le Rev. Dr. Jean A. RAVALITERA, PS, Président de la FPMA
Nov 24th, 2010 | Mis en ligne par: Rado Rakotonirina | Catégorie: Fondamentaux théologiques
Vers une répartition des tâches tenant compte des différents dons spirituels dans la FPMA
Faut-il rappeler encore que la raison d’être de l’Église chrétienne (je parle de l’Église en général) est d’annoncer l’Évangile. Mais comment faire ?
Cette « Mission » de l’Église est surtout dans sa présence dans la proclamation de l’Évangile et dans le diaconat, c’est-à-dire dans les œuvres qui touchent directement les gens dans la vie de tous les jours. Mais l’Église reconnaît qu’elle est démunie devant la complication des sociétés humaines dans lesquelles elle doit œuvrer. (…)
La FPMA n’est pas comme un secte, ni comme une église dissidente de grandes Églises, parce qu’elle entretient des relations avec les Églises, non seulement en France, mais partout dans le monde dans le cadre des Associations d’Églises dont elle fait partie (ANELF, FPF, KEK, LWF, WARC, CEVAA, COE). (…)
Elle se veut être «Une Communion en mission pour la guérison et pour partager la vie en abondance».
L’Église est appelée à mettre en valeur les dons qui lui permettront de surmonter les handicaps qui la freinent dans son élan. Savoir présenter ses activités et leur objectif est aujourd’hui indispensable à la crédibilité d’une organisation, fût-elle ecclésiale. Pour que les membres de la communauté acceptent de s’impliquer et de s’investir dans un type de responsabilité, il leur faut se sentir libres d’utiliser leur créativité et leur énergie de manière à la fois efficace, régulière et pour une durée limitée. Dans notre monde actuel marqué par l’anonymat induisant une perte de confiance et un fort sentiment d’impuissance, la reconnaissance personnalisée des dons ne peut que favoriser l’intégration de chacun dans une équipe conviviale et enthousiaste. Celle-ci doit veiller à ne pas constituer une élite, mais à stimuler tous les autres membres de la communauté, afin qu’eux aussi, en fonction de leurs charismes reconnus, soient appelés à contribuer à l’édification de l’Église. Il ne s’agit pas de remettre en question les institutions, mais à réorganiser les ministères en vue de redynamiser et revitaliser la vie de la Communauté et ses activités. (…)
Il est impératif de souligner que le rôle du Pasteur et du Conseil Presbytéral reste central dans le gouvernement spirituel et matériel de l’Église, et celui-ci doit rester ordonné à la Parole de Dieu. La revitalisation et le développement ecclésial nécessitent une collaboration étroite entre le pasteur et les laïcs dont les charismes doivent être reconnus et utilisés. La dimension collégiale du Conseil Presbytéral est indispensable, mais pas seulement au niveau décisionnel car les responsables élus doivent s’impliquer dans un partenariat actif avec leur pasteur. Il faut bien définir la responsabilité pastorale qui est déterminante pour instaurer un climat de confiance parmi les membres engagés et susciter un élan vital au sein de la communauté.
« L’Église et le ministère pastoral sont deux grandeurs corrélatives, que l’existence de l’Église est liée à celle du ministère pastoral, et l’existence du ministère pastoral est liée à l’existence de l’Église »1.
Mais si le pasteur ressemble parfois à un chef d’orchestre, il doit s’efforcer à renoncer à ce que tout soit organisé autour et en fonction de lui et de sa personnalité. Ce qui n’est pas du tout facile quand il est totalement impliqué dans son ministère, toutefois il se sait humblement appelé au service d’une Église qui était là avant lui et devra continuer à vivre après son départ. Il saura également avec l’équipe presbytérale solenniser les moments importants de la vie communautaire et, particulièrement, ceux consacrés à la reconnaissance des différents ministères de l’Église locale. (…)
Il est donc vital d’associer aux talents de ceux qui sont impliqués dans la communauté depuis longtemps les idées et les compétences de nouveaux responsables acceptant de s’aventurer dans la vie ecclésiale.
Le Christ doit rester le point central de focalisation et non la physionomie apparente de l’Église.
Pour télécharger le texte en entier, cliquer ici : Rev Dr Jean A Ravalitera, Vers une repartition des tâches tenant compte des différents dons spirituels dans la FPMA (PDF).
- BÜHLER, Pierre, BURKHALTER, Carmen (éd.), Qu’est-ce qu’un pasteur ?, Genève, Labor et Fides, 1997, p. 23. [↩]


